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Une quarantaine de champignons peuvent infester les bois d’une maison et les dégrader complètement s’ils y trouvent les conditions d’humidité, de chaleur et de confinement suffisantes.
Les mérules sont les plus dangereux de ces champignons, mais comme tous les autres, les mérules ne peuvent pas infester une maison bien conçue et normalement entretenue.

La présence de mérule ou d’un autre champignon n’est pas une fatalité car :
– un bâtiment est normalement humide lorsque l’humidité relative de l’air est comprise entre 30 et 60 % et que tous les matériaux présentent une teneur en eau normale (définie par des normes),
– un bâtiment asséché et maintenu sec = mort des champignons.

Un bâtiment normalement humide = pas de risque d’infestation

Principes généraux de fonctionnement vis-à-vis de l’humidité :

1) Le cas des bâtiments anciens.

Les bâtiments anciens sont conçus comme des “systèmes respirant” dont l’enveloppe fait écran à la pénétration de l’eau dans le bâtiment mais laisse passer l’air. La ventilation, variable en fonction des conditions climatiques, est importante. Ce principe constructif qui fonctionne très bien présente l’avantage de ne pas créer de ponts thermiques et de ce fait évite la condensation qui favorise le développement des mérules.

2) Le cas des bâtiments neufs

Les bâtiments récents sont conçus comme des “boîtes ventilées ». La ventilation, variable en fonction des conditions climatiques, est importante. Ce principe constructif qui fonctionne très bien présente l’avantage de ne pas créer de ponts thermiques et de ce fait évite la condensation qui favorise le développement des mérules.

Travaux non adaptés au bâti pouvant favoriser le développement des mérules
(et des autres champignons). Les plus courants sont :

 

– L’aménagement des abords de la maison : dans le bâti ancien, il faut veiller à respecter le rôle tampon des abords et dans le bâti récent ne pas rompre l’enveloppe imperméable.

– Les interventions sur les enduits intérieurs : dans les bâtis anciens et récents (dans une moindre mesure), il faut veiller à la perméabilité et la bonne ventilation des surfaces intérieures des murs.

– Les interventions sur les menuiseries en bois : dans le bâti ancien, il ne faut pas gêner la circulation de l’air par les menuiseries sans tenir compte de leur rôle de ventilation des locaux et dans le bâti récent ne pas obturer les orifices de ventilation des locaux qui se trouvent dans les menuiseries.

– L’aménagement d’un sous-sol : dans le bâti ancien, il faut tenir compte de la perméabilité des surfaces et leur rôle, et quel que soit le type de bâti, ne pas bloquer la ventilation des locaux.

– Le recouvrement d’un parquet : dans les bâtis anciens et récents (dans une moindre mesure pour les parquets sur dalle béton), il faut veiller à la bonne ventilation des bois.

– L’aménagement et la rénovation d’une pièce humide (cuisine, salle de bains, …) : quel que soit le bâti, il faut bien garantir la ventilation de ce type de pièce.

– L’aménagement ou l’isolation d’un comble : dans les bâtis anciens et récents, il faut veiller à la bonne ventilation de ces locaux et de tous les bois.

L’apparition de ce champignon peut s’avérer être une véritable catastrophe financière dans le cadre d’une acquisition immobilière.